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El Kala ma bien aimée - Nouvelles d'El-Kala


Loin de ma ville, je suis perdue.Des nouvelles bonne ou mauvaise me font avancer alors informer moi de ce qui se passe dans ce petit paradis ou vit toute ma famille.
Harraga internés en Libye et en Tunisie.
ZITOUNI Fella le 30/03/2008, 16 04 39 (UTC)
 
Ils sont des « milliers », selon la LAADH, à croupir dans les prisons
Des harraga internés en Libye et en Tunisie.

Selon la Ligue de la défense des droits de l’homme (LADDH), des milliers de jeunes harraga ont été interceptés au large et conduits tout droit vers des centres d’internement en Libye ou vers des prisons tunisiennes.

C’est une révélation fracassante qu’a faite hier Kamel Daoud, membre du bureau exécutif de la Ligue de la défense des droits de l’homme (LADDH). « Des milliers » de harraga algériens échouent dans des prisons et des centres d’internement en Libye et en Tunisie. Dans une conférence de presse animée hier, ce militant des droits de l’homme a rendu compte à la presse nationale et à l’opinion publique des résultats d’une enquête qu’il a menée sur toute la côte est du pays, notamment à Annaba. Il en ressort, d’après lui, que des milliers de jeunes harraga ont été interceptés au large et furent conduits tout droit vers des centres d’internement en Libye ou vers des prisons tunisiennes pour les plus « chanceux ». L’orateur, qui annonce la mise sur pied d’un comité national des disparus, de la mer cette fois, attire l’attention des autorités sur la « gravité » de la situation, mais aussi sur le profond désarroi de ces « centaines » de familles qui n’ont plus de nouvelles de leurs enfants. « Ça chauffe vraiment à Annaba ! », affirme Kamel Daoud qui révèle que beaucoup de familles veulent aller directement voir les autorités tunisiennes et libyennes pour demander des nouvelles de leurs enfants « officiellement portés disparus ». L’inquiétude de ces familles est d’autant plus grande que 64 ressortissants marocains — harraga également — auraient été « enterrés sous X dans une fosse commune ». Kamel Daoud pointe du doigt les autorités libyennes surtout coupables de faire « le sale boulot » au profit de l’Union européenne. Le dispositif de lutte contre l’immigration clandestine mis au point par l’Union européenne met à la disposition de la Libye tous les moyens matériels et logistiques (frégates, hélicoptères…) pour « pêcher » les harraga au large. Une fois interceptés avant d’atteindre les côtes italiennes ou espagnoles, les harraga sont conduits directement vers des centres d’internement également financés par l’Union européennes au pays de Kadhafi. Puis, c’est le silence jusqu’à ce que mort s’ensuive… Voilà résumé le travail des Libyens chargés par l’UE de « cueillir » des jeunes Algériens en mer avant de les jeter dans des centres de rétention dont ils n’en sortiront probablement plus jamais…

L’arme fatale de l’UE pour Kadhafi

Il est vrai que le pays de Mouammar Al Kadhafi est redevenu, comme par enchantement, fréquentable aux yeux des dirigeants européens qui lui offrent même des centrales nucléaire… Et ce travail de piraterie est fait plus humainement, plutôt moins dramatiquement par les gardes-côtes tunisiens, d’après l’enquête de la LADDH. Ces derniers immobilisent les harraga au large et leur extorquent 100 euros chacun puis leur donnent le choix de continuer l’aventure vers la Sardaigne ou alors les raccompagner en Tunisie. Mais malheur à ceux qui font le choix de rejoindre le pays de Ben Ali. Il sont directement conduits vers… les prisons. Pour ces derniers, c’est le rêve qui vire au cauchemar. Leurs familles, elles, subissent un drame de ne pas savoir où sont-ils, explique Kamel Daoud, soutenant que quasiment toutes les wilayas de l’Est disposent d’un quota de harraga. « De Annaba jusqu’à El Kala, presque toutes les familles sont touchées par le phénomène », affirme-t-il se basant sur une enquête sur le terrain effectuée par le comité des disparus. Les dirigeants de la LADDH, à leur tête son président, maître Mustapha Bouchachi et maître Ali Yahia Abdenour, se sont relayés pour dénoncer le « silence » des autorités face à ce phénomène. « Ce sont des citoyens algériens, l’Etat se doit de les protéger », s’écrie maître Ali Yahia. Et à Kamel Daoud d’asséner : « On doit avoir honte du phénomène de harraga pour un pays qui amasse des pétrodollars ! »

Hassan Moali
 

DERNIERE NOUVELLE
ZITOUNI FELLA le 25/03/2008, 17 05 54 (UTC)
 
Edition du 23 mars 2008 > Dernière
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Objectif objectif

Tout comme la nature et le parc d’El Kala ont horreur des autoroutes, la nature a horreur du vide. Devant le manque d’information et la rétention volontaire de données sérieuses, la rumeur a pris la place de la clarté. Question de la semaine : où en est-on pour l’horizon 2009 ? Aux dernières nouvelles, nulle part, comme si la question n’avait de sens que si l’on ne la posait pas. On parle d’un désaccord avec l’état-major, d’un mandat prolongé à 7 ans, d’une présidence fraternelle avec Saïd Bouteflika et même d’un quatrième mandat. En gros, tout ce à quoi n’a pas répondu le Président lors de l’entretien donné à l’agence Reuters, où il n’a fait qu’effleurer les sujets en présentant l’objet, la forme, supérieur au fond, l’idée. Dans son intervention, le Président a présenté son moteur de gouvernance, l’objectif. Oui mais. Si l’objectif est d’avoir un objectif, quel est-il dans ce cas ? Les défenseurs du Président expliquent que c’est l’application de son programme, à savoir le million de logements, les 200 000 emplois par an et le décollage économique par injection massive de pétrodollars dans les circuits. Les autres, en revanche, affirment que l’objectif du Président est surtout de rester président, son ambition étant son seul moteur. Justement, combien faut-il de temps pour atteindre cet objectif ? C’est le problème de l’Algérie et des pays similaires, pour être président, il faut d’abord être président. Ensuite, c’est très simple, il suffit de vouloir être encore président et gérer les équilibres au sommet en ne touchant à rien. Combien de mandats ? Comme on veut puisque c’est lié à l’espérance de vie. Elle est officiellement de 71,9 pour les hommes en Algérie. Né en 1937, le Président a aujourd’hui 71 ans. Dans quelques mois, il aura 71,9. Et alors ? Alors rien, juste ne pas confondre espérance et espoir, bilan économique et bilan de santé.

Chawki Amari
 

Le Parc national d’El Kala et le tracé de l’autoroute
ZITOUNI Fella le 23/03/2008, 11 11 49 (UTC)
  Le Parc national d’El Kala et le tracé de l’autoroute
Le défrichement du tronçon contesté est achevé

Le tronçon de l’autoroute Est-Ouest qui passe dans le parc national d’El Kala est aujourd’hui entièrement défriché, de bout en bout, sur 17,8 km et 120 m de large, ouvrant une large tranchée dans la végétation de cette importante aire protégée de la biodiversité de la Méditerranée. Place nette est faite pour la suite des travaux.

Les niveleuses, les rouleaux compresseurs, les pelles mécaniques et les gros camions sont mis en branle depuis quelques jours pour niveler et compacter l’assiette de cette balafre dans les paysages et plaie mortelle pour les milieux naturels que le parc est censé protéger au nom de l’Etat algérien, de son gouvernement, de la nation et du peuple.C’est pourtant le même Etat par le biais du secteur des travaux publics qui vient anéantir, en piétinant le statut du parc national qui interdit le passage d’une autoroute, la seule protection législative dont dispose cette institution pour mener à bien ses missions dont les avantages et les bénéfices ne sont plus à démontrer et qui sont élevées au rang des priorités mondiales de ce nouveau siècle.Le collectif de citoyens qui s’est constitué pour dénoncer ce scandale n’a pas cessé d’interpeller les pouvoirs publics qui se sont enfermés dans un silence sidéral depuis la déclaration en juillet 2007 du ministre des Travaux publics, Amar Ghoul, qui annonçait en public que la réalisation du tronçon était différée et qu’on se mettait à la recherche d’un tracé qui contournerait le parc. Du boniment. C’est par la voix de Cherif Rahmani, ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et du Tourisme, le ministre qui collectionne le plus de distinctions en ce moment, et de sa directrice de l’environnement, Mme Boudjemâa, interrogés sur les ondes de la Chaîne III, que nous avons pu apprendre que des réserves ont été émises sur l’étude d’impact qui, curieusement, était toujours en examen alors que les travaux sont lancés et qu’elle n’a encore pas passé le filtre de l’enquête publique imposée par la loi. C’est aussi par les ondes que nous avons appris que « le ministère de l’Environnement a opté pour la variante 3, celle qui contourne le parc », a déclaré Mme Boudjemâa. Faux, nous disent les scientifiques du collectif de citoyens, la variante 3 est celle qui essaye d’éviter le lac Oubeïra, en passant 700 m plus au sud, mais elle passe toujours dans le parc, à deux reprises, en le coupant en deux dans toute sa largeur. Comme toujours, nous disent nos interlocuteurs, « les gens d’Alger, à tous les niveaux de responsabilité et même dans le secteur des forêts et de l’agriculture qui est en charge de la protection de la nature, font la confusion entre zones humides et parc national. Les premières n’étant qu’un des innombrables milieux que compte le parc national d’El Kala. Le tracé actuel de l’autoroute a cherché à éviter de se rapprocher du lac Oubeïra, mais il passe dans le parc, ce qui est formellement interdit. Une confusion, délibérément entretenue, car en fait elle sert la cause de ceux qui mettent en avant l’étude d’impact, financée par le maître d’œuvre lui-même, le japonais Coojal, et qui est brandie, en dépit de la loi, comme une caution morale et scientifique qui justifie la traversée de l’aire protégée ».Pour les écologistes, il n’y a pas lieu de réaliser une étude d’impact pour le tronçon qui traverse le parc dans la mesure où le législateur a déjà pris les dispositions qu’il faut en interdisant carrément le passage d’une voie à grande circulation. Mais pourquoi au fait ? « C’est vrai, nous disent nos interlocuteurs, qu’une autoroute est un véritable désastre écologique, mais il y a en plus un aspect purement économique. Si ailleurs on fait des autoroutes pour aller vers les parcs, arrivé là on trouve des petites voies de circulation rigoureusement calibrées qui invitent à réduire la vitesse, à la découverte des paysages, à la randonnée pour s’instruire et se cultiver, à s’arrêter pour se restaurer, à se reposer, à prendre le temps de vivre et de regarder vivre. L’avenir économique du parc et de sa région est intimement lié à la nature du réseau routier qui sera mis en place. L’autoroute vers la Tunisie va, bien au contraire, absorber tout le flux des vacanciers et passagers habituels et à venir, ceci au détriment du développement touristique de la région, axé lui sur les curiosités naturelles et culturelles du parc. C’est pour cette raison que nous ne sommes pas contre l’autoroute mais contre son passage dans le parc. » La mobilisation contre le passage de l’autoroute prend de l’ampleur, comme on peut le voir sur le site créé à l’occasion (www.sauvonsleparc.org). La pétition qui doit être adressée au président de la République en tant que garant de l’application des lois est passée de 8000 signatures à près de 12 000 depuis le 19 février, sans compter celles qui circulent en dehors d’internet portées par des bénévoles et des associations.

Slim Sadki
 

13 harraga devant le procureur .
ZITOUNI Fella le 23/03/2008, 10 10 52 (UTC)
  El Kala. 13 harraga devant le procureur

Treize candidats à l’émigration clandestine, arrêtés par les gardes-côtes d’El Kala vers 1h dans la nuit de mardi à mercredi derniers, ont été présentés hier devant le procureur de la République du tribunal d’El Kala et placés sous mandat de dépôt.

Les harraga ont pris la mer de la plage de Oued Boukhemira, entre Sidi Salem (Annaba) et Chatt (Tarf), trois heures plus tôt avec une embarcation de 7 mètres propulsée par un moteur hors-bord de 40 chevaux. Pour ceux qui connaissent la navigation, c’est dire la folie de cette entreprise. Ils ont été repérés par la station des gardes-côtes de Cap Rosa. La vedette lancée à leur poursuite les a contraints de revenir vers le rivage de Cap Rosa où ils ont été appréhendés alors qu’ils tentaient une évasion dans le maquis. Les harraga, âgés de 22 à 27 ans, tous chômeurs, sont originaires de Constantine, Guelma, Souk Ahras, Annaba et El Tarf. Ils ont versé entre 30 000 et 70 000 DA pour le passage vers la Sardaigne. A El Kala, on est toujours sans aucune nouvelle de 13 harraga partis le 4 octobre de la Vieille Calle. Les recherches effectuées par les parents en Tunisie et en Italie n’ont encore rien donné. L’espoir n’est pas perdu pour autant et la rumeur circule que Bouteflika, lors son voyage en novembre dernier à Alghero, en Sardaigne pour le Galsi, aurait trouvé un deal avec les autorités italiennes pour renvoyer à son signal, tous ensemble, les clandestins algériens.

Par Salim SADKI (EL WATAN)
 

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